LES NUITS SANS TOIAucune ne se ressemble
et pourtant je suis seule
tes bras me manquent
j'aimerais me blottir contre toi
caresser ton visage
poser ma tête sur ton épaule
souvent j'imagine que tu es là
tout contre moi
que tu dors paisiblement
que je peux te regarder
lorsque des angoisses m'envahissent
j'ai mal et je me sens
si triste
Dans ce grand lit vide
et froid
je t'appelle tout doucement
en espérant te voir apparaître
Je me rendors après un long moment
et je rêve que l'aube arrive
les premiers rayons du soleil
nous forcent à ouvrir les paupières
tu es là c'est merveilleux
je te souris
toi aussi
on est bien
nos corps sont chauds
encore ensomeillés
Nous allons nous lever
et ensemble déjeuner
une nouvelle journée
commence
je t'aime mon amour.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
MON AMOUREUR
Par ce petit poème
je voudrais te dire mon Amour
combien je t'aime
à la folie
j'adore ta gentillesse
ton calme que rien ne vient troubler
moi mon amour
je suis si vive
si nerveuse
je t'envie ta douceur
tu représentes le mot bonheur
et je veux simplement
te dire
ce petit mot
je t'aime
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
LE COUCHER DU SOLEIL ROMANTIQUE
Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour !
- Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu'un rêve !
Je me souviens ! J'ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son oeil comme un cour qui palpite...
- Courons vers l'horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon !
Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire ;
L'irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons ;
Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons~
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
LA COURBE DE TES YEUX FAIT LE TOUR DE MON COEUR
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de couleurs,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu,
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseau du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
NE M'ABONDONNE PAS
Je comprends
Et ressens
Ta peine
De l'amour à la haine
Il n'y a qu'un pas
Mais quand même
Moi je t'aime
Ne m'abandonne pas
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
JE PENSE A TOI
Quand mon esprit se noie
Au milieu de mes rêves
Et que mes rêves coulent
Au milieu du chemin...
Je pense à toi!
Quand mon âme s'accroche
A mon corps affaibli
Et que mon coeur approche
D'une lente agonie...
Je pense à toi!
Quand mes désirs ne sont
Que des désillusions
Et que mes joies déteignent
En imagination...
Je pense à toi!
Quand mes peines m'étouffent
Au plus profond de moi
Et que toutes ma vie
En un coup s'assombrie...
Je pense à toi!
Quand le temps qui s'avance
Ne fait que repousser
Le reste de mes chances
De tout recommencer
Je pense à toi!
Mais le fil d'amour
Qui reliait nos vie
S'est rompu un beau jour
Nous séparant depuis...
Je pense à nous
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
L'ELAN AMOUREUX
En tel élan, pour que je puisse
Atteindre cet amour divin,
Il fallut qu'en mon vol, j'en vins
À ce que de vue, me perdisse ;
Et cependant, à cette crête,
En cours de vol, je fis défaut :
Mais l’amour s’en alla si haut
Que de ma proie, fis la conquête.
Alors que plus haut je montais,
Ma vue en restait éblouie,
Et la plus forte des saisies
Dans l’obscurité se faisait ;
Comme d’amour allait la quête
Aveugle, je fis l'obscur saut :
Et je volai si haut, si haut,
Que de ma proie, fis la conquête.
Alors qu'au plus haut j'arrivais
Dans cette quête si indue,
Qu'au plus bas et entier rendu,
Abattu, je me retrouvais.
Je dis : inutile requête !
Et je m’abattis, holà oh !
Que je volai si haut, si haut,
Que de ma proie, fis la conquête.
De façon extraordinaire,
En un vol, j’en fis plus de mil,
Car du ciel, l’espérance habile
Acquiert tout autant qu’elle espère ;
Espérer cette seule quête,
Et je l'espérai sans défaut :
Puisque j'allai si haut, si haut,
Que de ma proie, fis la conquête
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
LE COEUR DU PITRE
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal :
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste coeur bave à la poupe :
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général,
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Au gouvernail on voit des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
Ô flots abracadabrantesques,
Prenez mon coeur, qu'il soit lavé !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô coeur volé ?
Ce seront des hoquets bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques :
J'aurai des sursauts stomachiques,
Moi, si mon coeur est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé ?
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
CE QUE JE CHERCHE
Je cherche un nouveau jour sous lequel
Je n'oserai pas me cacher
Une lumière directe dans laquelle
Le visage est le vrai visage
Et non celui qu'on voit
Dans laquelle se révèle
Crûment éclairé
Le corps nu de l'âme
Je cherche à m'éviter
Tel que je sais que je suis
Tant que j'obéis à l'obscurité
Dans la paroi opaque de celle-ci
Il faut qu'il y ait une faille
Et je la cherche
Et je finis par y croire
Jusqu'à l'aveuglement
Jusqu'à l'emportement vers le ciel
Non le réel mais celui que je gagne
Occasionnellement quand je rêve
Dans le rêve
Du bord de la fenêtre ouverte au ciel
On s'élève
Je cherche cela
Un jour sous lequel
Il arrive de s'élever
Une lumière dans laquelle
On rêve de se réveiller
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
ET SI L'AMOUR
Et si l'Amour
n'était pas qu'un sentiment ?
Et si l'Amour était
une main posée
sur le ventre,
une main alanguie
dans le creux des reins,
une tête endormie
sur une poitrine,
un murmure très bas
que l'on ne comprend pas ?
Et si l'Amour était aussi
une larme
à l'odeur de joie,
une maladresse
à toucher l'autre,
deux regards qui se croisent
pas plus de trois virgule cinq secondes ?
Si l'Amour ressemblait
à une fleur, en se disant
que l'on aime une fleur,
au souffle du vent dans les branches
des arbres d'une ancienne forêt,
à ces orages d'été,
rafraîchissant l'air,
à un jeune chiot
jappant pour ses caresses ?
Et si l'Amour
n'était pas un
mais multitude,
était non pas une chose
mais tous ces petits rien
égrenés ?
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
LES AMOURES
Ciel, aire et vents, plains et monts découvertes,
Tertres vineux et forêts verdoyantes,
Rivages torts et sources ondoyantes,
Taillis rasés et vous bocages verts.
Antres moussus à demi-front ouvert,
Près, boutons, fleurs et herbes roussoyantes,
Vallons bossus et plages blondoyandes,
Et vous rochers, hôtes de mes vers.
Puis qu'au partir, rongé de soin et d'ire,
A ce bel oeil adieu je n'ai sur dire,
Oui près et loin me ditient en émoi.
Je vous supplie, ciel, air, vents, monts et plaines,
Taillis, for^ts, rivages et fontaines,
Antres, près, fleurs, dites-le-lui pour moi.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~